Une école sur la friche Leboucher d’ici 2024 à Notre-Dame-de-Bondeville – Paris-Normandie

Mis en ligne le 8/06/2022 à 15:34

La friche Leboucher, totalement à l’abandon, va accueillir dès 2024 une nouvelle école à Notre-Dame-de-Bondeville

La friche Leboucher, totalement à l’abandon, va accueillir dès 2024 une nouvelle école à Notre-Dame-de-Bondeville

Depuis 2018 et même avant, la friche Leboucher a été au cœur des projets structurants de Notre-Dame-de-Bondeville. Ce site de 2,8 hectares, à l’abandon depuis des années, totalement enclavé et en bordure du Cailly, va accueillir une opération mixte.

Il y aura d’abord la construction d’une école, depuis longtemps attendue. Les groupes scolaires actuels sont saturés, ne peuvent faire de la place pour de nouvelles classes pour les enfants des quelque 7000 habitants de la ville. « C’est une opération particulière car la construction, en bord du Cailly, exigera des fondations spéciales, doit respecter la loi sur l’eau, exige une organisation et une gestion des flux », détaille la maire Myriam Mulot en présentant l’opération.

Un budget prévisionnel de 6,4M €

Le site est en effet assez petit et, depuis que la filature Leboucher a subi une liquidation judiciaire (2014), tous ses accès notamment par la rue de l’Avenir ont été bouchés, des constructions d’immeubles ont achevé l’encerclement de ces bâtiments industriels.

Le groupe scolaire sera flanqué aussi de bâtiments périscolaires et d’une cuisine centrale.

Le conseil municipal a opté pour un marché de conception-réalisation (contre un appel d’offres plus classique) pour limiter les coûts de la maîtrise d’œuvre. Le coût prévisionnel des travaux est de 6,4M €.

Le calendrier : dès la semaine prochaine un jury va être constitué, va retenir trois candidats qui fourniront leurs plans. La municipalité espère que le permis de construire pourra être déposé mi-octobre 2022 pour des travaux à réaliser entre la mi-2023 et la mi-2024.

Sur le reste du site, c’est une opération d’aménagement et de programmation prévue par le PLU intercommunal qui va avoir lieu, avec une centaine de logements « qui devra favoriser la qualité de vie des habitants, proposer des espaces conviviaux, faciliter la perméabilité avec les secteurs voisins et les liaisons avec le centre-ville ».

ZFE : le « oui, mais » des élus

Malgré le vote défavorable de l’opposition, avec qui les relations au conseil municipal sont toujours à couteaux tirés avec la majorité, les élus ont émis un avis favorable au fait que la ville rejoigne la ZFE (zone à faibles émissions, qui va limiter la liste des véhicules autorisés à circuler en fonction des vignettes Crit’air), mais ont assorti leur avis de réserves.

Soulignant des aides qui pouvaient aller jusqu’à un zéro reste à charge pour l’achat d’un véhicule conforme, craignant que si la ville s’excluait de la ZFE elle deviendrait une zone de stationnement pour les pendulaires allant travailler à Rouen, la maire Myriam Mulot a poussé à l’intégration. « Si nous nous excluions de la ZFE, les habitants – qui seront de toute façon en ZFE en 2025 – ne pourraient prétendre à aucune aide ».

Par Benoît MARIN-CURTOUD

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