Emmanuelle Wargon, ministre du Logement, est venue signer la convention de l’Anru 2.

Les dix-huit partenaires engagés dans la rénovation urbaine (État, collectivités, bailleurs sociaux) ont apposé leur signature sur un document symbolique, vendredi à la mi-journée, dans la salle polyvalente du centre André-Malraux du Chemin-Bas d’Avignon. L’instant se voulait solennel.

Dans ces trois quartiers de la cité classés politique de la ville (Pissevin-Valdegour, Chemin-Bas d’Avignon et Mas de Mingue) qui comptent 25 000 habitants et 10 500 logements dont 7 000 sociaux, des travaux ont déjà débuté. Toutefois, le nouveau programme national de renouvellement urbain a officiellement été acté en présence d’Emmanuelle Wargon, la ministre du Logement (lire Midi Libre du 17 décembre).

Démolition de logements dégradés, reconstruction, réhabilitation, aménagements urbains et commerciaux, requalification ou création d’équipements publics : le chantier qui s’étirera jusqu’en 2024 est colossal. Il mobilise une ligne de crédit de 470 M€ dont 140 M€ à la charge de l’État et 59 M€ de la Ville notamment.

On imagine le caractère très agréable de ce quartier. Mais il faut qu’il le soit au quotidien pour les habitants

Emmanuelle Wargon, suivie par une importante délégation d’élus, a débuté sa visite devant la nouvelle maison médicale du Chemin-Bas, une des premières réalisations de ce renouvellement urbain où travaillent trente professionnels de santé. Sous une surveillance policière discrète mais vigilante, elle l’a poursuivie sur le site du Portal, haut-lieu de l’économie souterraine où la démolition des garages est déjà bien entamée. Elle a pu constater également l’avancée des travaux de prolongement de la ligne T2 vers l’ouest qui desserviront le quartier.

“On imagine le caractère très agréable de ce quartier. Mais il faut qu’il le soit au quotidien pour les habitants”, a dit la ministre qui est allée également visiter un jardin partagé porté par l’association Notre beau jardin.

Une fois n’est pas coutume, tous les acteurs de ce gros dossier ont mis de côté leurs divergences politiques pour souligner la force de l’action publique. “Nous sommes tous les chevaliers d’une noble cause qui opérons en frère d’armes”, a lancé Franck Proust, président de Nîmes métropole qui est maître d’ouvrage de cette opération dont il est le troisième contributeur institutionnel avec 25 M€. “L’avenir de la France se joue sur ces projets. Mais repenser ces quartiers ne sera pas suffisant. Il faudra aussi mettre l’accent sur la sécurité”, a dit pour sa part Jean-Paul Fournier qui, dans ce domaine, attend désespérément un signe du ministre de l’Intérieur.

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Nîmes : visite ministérielle pour acter le vaste chantier du renouvellement urbain – Midi Libre
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