Lot-et-Garonne : la restauration du château des assiettes débutera en fin d’année à Bias – LaDepeche.fr

l’essentiel À la suite d’études diligentées par la DRAC et de l’estimation des coûts, une première tranche de travaux sera entamée en fin d’année.

Ce printemps, le domaine de Senelles, qui abrite le joyau patrimonial biassais qu’est le château des assiettes, a été mis à l’honneur par le Pays d’art et d’histoire du Grand Villeneuvois par le biais de visites focus, de conférences et d’ateliers créatifs pour les jeunes. On doit cette œuvre originale et unique à Louis-Léon de Brondeau, un homme de grande culture doublé d’un scientifique, qui décida au XIXe siècle d’incruster une multitude d’assiettes et de plats anciens et modernes de faïence et de porcelaine sur les quatre façades extérieures de la bâtisse. Mais au fil du temps, l’ensemble eut à souffrir des intempéries et des vols répétés des éléments décoratifs des façades.

Voilà plus d’une décennie qu’avait germé dans l’esprit des élus locaux l’idée de mettre en place un plan de sauvegarde du domaine. Féru d’histoire et aujourd’hui adjoint au maire en charge des finances et de la culture, Xavier Llopis créait l’association Brondeau de Senelles qui, aux côtés de la municipalité, déployait toute son énergie pour impulser la dynamique de restauration du bâtiment. À la suite d’études diligentées par la DRAC et de l’estimation des coûts, une première tranche de travaux portant sur les façades et la toiture interviendra fin 2022. Dans un premier volet, il sera procédé au comblement des lacunes, c’est-à-dire au remplacement à l’identique (plan cohérent et symétrique établi par M. de Brondeau, couleurs et formes) de la centaine d’assiettes et de plats dérobés.

À ce sujet, les tractations avec la DRAC ont bénéficié du rôle important joué dans cette nouvelle phase dynamique de recherche par Rémi Pottier, architecte du patrimoine.
Le second volet sera consacré à la réfection, également à l’identique, de la toiture qui sera prolongée d’un peu plus d’un mètre afin d’assurer une meilleure protection des façades contre les intempéries.
Le coût total du marché est estimé à 1 060 640,02€ TTC. Des subventions ont été demandées. Par ailleurs, l’orangerie dépendante du château sera elle aussi réhabilitée après la campagne de mécénat qui sera lancée auprès du public à l’issue du feu vert de la Fondation du patrimoine.
 

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