Lot : à Cahors, une maraude pour sensibiliser les jeunes sur la santé sexuelle – LaDepeche.fr

l’essentiel Les semaines de la santé sexuelle ont lieu du 30 mai au 12 juin en Occitanie. À Cahors, la Maison des adolescents et des jeunes du Lot participe à ces actions de prévention, en organisant une maraude ce jeudi 9 juin. 

Ce jeudi, une équipe de la Maison des adolescents et des jeunes (MDA) du Lot déambulera dans les rues de Cahors. But de cette maraude : aller à la rencontre des jeunes pour aborder, discuter, échanger autour de sujets liés à la sexualité. Si la MDA organise régulièrement ce type d’actions, celle de jeudi s’inscrit dans le cadre des semaines de la santé sexuelle, organisée du 30 mai au 12 juin partout en Occitanie. Stéphanie Boyé, directrice de la Maison des adolescents et des jeunes, détaille cette initiative.

Quel est le but de cette action ? 

Sur cette maraude, que l’on a appelée “maraude info/intox”, l’idée est de pouvoir donner de l’information de premier niveau. Pour aller délivrer cette information, notre méthode de travail est celle de “l’aller vers” : une psychologue et une éducatrice spécialisée vont aller vers les jeunes, à l’endroit où ils se trouvent, au moment où ils s’y trouvent, dans l’objectif de pouvoir faire un point avec eux sur les connaissances qu’ils peuvent avoir autour de la santé sexuelle. Le tout se fait de manière ludique, avec des cartes ou des vidéos pédagogiques.

Pourquoi intervenir sous forme de maraude ?

Ça permet de répondre aux questions des jeunes qu’ils n’osent pas forcément poser dans des cadres plus institutionnels, comme en classe. Là, c’est du tout petit groupe. Mes collègues vont aller vers des jeunes qui se connaissent déjà, et qui peuvent être à l’aise à l’idée d’évoquer ces questions ensemble. Cela permet de mettre le sujet en discussion, de manière plus anonyme et plus confidentielle.

Que peut-on dire des risques auxquels sont exposés les jeunes en termes de santé sexuelle ?

Ma réponse ne va pas être universelle, ni étayée par des études sociologiques. Mais ce qu’on voit, c’est qu’on a des jeunes qui sont sur des conduites particulièrement à risque, parfois par méconnaissance d’informations, bien qu’il y ait des programmes dans les établissements scolaires, notamment sur les risques liés à des pratiques sexuelles non protégées. On observe aussi qu’il y a des jeunes très exposés à des contenus pornographiques. Cette exposition se fait sans qu’ils puissent en dire quoi que ce soit, car c’est un sujet sur lequel il y a encore peu de possibilités de discussion. De manière générale, les jeunes ont toujours été considérés comme un public prioritaire sur ces questions autour des sexualités, puisqu’ils sont sur des conduites d’expérimentation.

Source Google News – Cliquez pour lire l’article original