Les Référents santé et accueil inclusif, obligatoires dans les crèches dès septembre 2022 – La Gazette des communes

Si auparavant seul un médecin pouvait remplir cette fonction, désormais des infirmières puéricultrices ou des infirmiers de soins généraux avec trois ans d’expérience professionnelle auprès de jeunes enfants ou disposant d’un diplôme universitaire en matière de santé du jeune enfant pourront exercer en tant que Référent santé et accueil inclusif (RSAI) à partir de septembre 2022. Cette disposition est actée dans le cadre d’un décret du 30 août 2021 relatif aux assistants maternels et aux établissements d’accueil de jeunes enfants. « Le décret permet d’ouvrir la fonction à d’autres professionnels que les médecins, en raison de la pénurie de praticiens », pointe du doigt Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération Française des Entreprises de Crèches.

Rôle du RSAI

Le rôle du RSAI est d’accompagner l’équipe de l’établissement, de l’informer, de le conseiller dans le domaine de la santé du jeune enfant, d’apporter son concours à la mise en œuvre de mesures nécessaires à la bonne adaptation, au bien-être et au bon développement des enfants ou encore de veiller à la mise en place de mesures inclusives pour les enfants en situation de handicap. Pour un enfant dont l’état de santé le nécessite, le RSAI doit aider et accompagner l’équipe de l’établissement dans la compréhension et la mise en œuvre d’un projet d’accueil individualisé élaboré par le médecin traitant de l’enfant en accord avec sa famille.

Il doit aussi veiller à l’élaboration et à la mise en œuvre de protocoles, « dont certains sont plus faciles que d’autres à mettre en place », reconnaît Elsa Hervy. Ils sont au nombre de quatre :

  • un protocole « détaillant les mesures à prendre dans les situations d’urgence et précisant les conditions et modalités du recours aux services d’aide médicale d’urgence » ;
  • un protocole « détaillant les mesures préventives d’hygiène générale et les mesures d’hygiène renforcées à prendre en cas de maladie contagieuse ou d’épidémie, ou toute autre situation dangereuse pour la santé » ;
  • un protocole relatif à l’administration de soins et traitements « détaillant les modalités de délivrance de soins spécifiques, occasionnels ou réguliers, le cas échéant avec le concours de professionnels médicaux ou paramédicaux extérieurs à la structure » ;
  • un protocole Protection de l’enfance « détaillant les conduites à tenir et les mesures à prendre en cas de suspicion de maltraitance ou de situation présentant un danger pour l’enfant ».

Deux partenariats

« Nous bâtissons des trames et un kit de déploiement de la réforme, que nous envoyons à nos adhérents pour les accompagner dans sa mise en œuvre afin d’être opérationnels au 1er septembre », fait savoir Elsa Hervy. C’est dans ce cadre que la FFEC et l’Association nationale des puéricultrices(teurs) diplomé(e)s et des étudiants ont signé deux partenariats, afin d’œuvrer ensemble à la coconstruction des trames de protocoles pour les crèches et les micro-crèches, dans l’assistance à leurs adhérents au bénéfice de la qualité d’accueil des enfants.

Pour accompagner les infirmières puéricultrices dans cette mission de RSAI, la commission « Modes d’accueil » de l’ANPDE a travaillé à l’élaboration d’un guide permettant d’appréhender efficacement cette nouvelle mission. Composé de quinze « fiches outils », il apporte des réponses concrètes aux problématiques de terrain rencontrées au quotidien par les professionnels.

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