Législatives 2022. Lannion-Paimpol : que proposent les candidats pour le logement ? – Maville.com

De Plouha à Lannion, en passant par Paimpol, l’immobilier s’est envolé ces dernières années. Voici ce que proposent les candidats aux élections législatives des 12 et 19 juin 2022 dans le domaine du logement.

Marie-Amélie Troadec, Nupes

Nous devons distinguer l’achat et la location. 40 % des ménages sont locataires. En urgence, il faut geler l’indexation des loyers sur l’Indice de référence des loyers qui a bondi de 5 % depuis l’été dernier. Puis mettre en place un encadrement des loyers. Sur le plan de l’accession à la propriété, les prix deviennent impossibles pour trop de monde. La spéculation fait des ravages. Pour casser cette spirale, il faut construire 200 000 logements par an en France. Et aux normes écologiques les plus ambitieuses. Car les dépenses courantes de logement deviennent un gouffre : en particulier le coût énergétique. La Macronie laisse filer les prix, nous devons intervenir.

Vincent Le Meaux, divers gauche

Le manque de logements entraîne une montée des prix, un danger pour la mixité sociale et le dynamisme des communes (accueil de nouvelles familles, ouverture de classes, commerces). Cette carence met également en danger la vie économique par l’impossibilité des travailleurs, des saisonniers à se loger ; le manque de personnel se fait ressentir dans tous les domaines. J’agirai pour un office foncier solidaire qui permet de dissocier le prix du bâti de celui du foncier pour faire baisser le prix du logement. Il nous faut veiller à encadrer l’urbanisation notamment en matière d’artificialisation des sols.

Trefina Kerrain, Union démocratique bretonne

Il faut refinancer le logement social mis à mal par la gouvernance actuelle et revoir la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) pour que les minima de logements sociaux s’appliquent vraiment sur le littoral. Il est aussi urgent de modifier la loi sur les zones tendues pour que toutes les communes puissent, si elles le souhaitent, taxer les résidences secondaires et limiter les locations de courte durée (type Airbnb), comme Saint-Malo. Enfin, nous défendons un statut de résident principal pour réduire fortement les achats de résidences secondaires. Il faut savoir qu’elles absorbaient aux dernières nouvelles plus de la moitié des nouveaux logements construits dans le secteur.

Carine Weber, POID

La question du manque de logements et de la rénovation du parc est dramatique. Ici comme partout, les pouvoirs publics de droite comme de gauche lancent des programmes détruisant des centaines de logements sous couvert de rénovation et de mixité sociale pour en faire des plus petits et plus chers (comme à Paimpol à Kernoa ou à Lannion à Ker Uhel ou aux Fontaines). Avec la hausse des prix et des charges comme l’énergie, les familles n’y arrivent plus. Il faut immédiatement bloquer loyers et charges. Il faut aussi augmenter les APL baissées par le gouvernement, reconstituer l’aide à la pierre pour construire des logements HLM de qualité et répondre aux milliers de demandes en attente.

Erwann Leclerc, Debout la France

L’inflation des prix est un jeu de vente-revente des propriétaires. Tout le monde rêve de vendre plus cher. Avons-nous réellement besoin que les taxes foncières montent sans cesse ? Ces dernières années, elles ont considérablement augmenté. Je ferai donc en sorte de les plafonner, je veux privilégier les habitants de notre territoire.

Éric Bothorel, Ensemble

Cela passe d’abord par la remise sur le marché de très nombreux logements vacants, – le premier quinquennat d’Emmanuel Macron a ainsi permis de donner de nouveaux moyens aux collectivités pour identifier et rénover les logements vacants –, ensuite par l’encadrement des meublés de tourisme pour assurer du logement prioritairement aux habitants du territoire et éviter les effets de locations saisonnières, enfin par un soutien à la construction, pour lequel le gouvernement a mobilisé plus de un milliard d’euros notamment à travers le fonds de réhabilitation des friches et l’aide à la relance de la construction durable.

Yann Guéguen, Lutte ouvrière

La situation du logement est catastrophique, avant tout pour les ménages modestes. Et la flambée actuelle des prix sur la côte est un véritable scandale. Pour éviter l’inflation des prix, il faudrait d’abord que l’État fasse appliquer ses propres lois, obligeant les communes à construire des logements sociaux au lieu de distribuer à fonds perdu des milliards de subventions aux grands groupes capitalistes. Et il se devrait d’embaucher directement tous les professionnels de tous les corps de métiers indispensables à la construction de logements sociaux de qualité qui manquent cruellement, à un prix abordable pour tous. Et enfin interdire les expulsions locatives.

Bernard Germain, Reconquête !

S’il s’agit du prix des locations, nombreux sont les propriétaires qui préfèrent louer pendant les périodes de vacances, car ils gagnent plus qu’en louant à l’année. La plupart sont retraités et c’est un moyen pour eux pour lutter contre la vie chère. Pour les zones touristiques employant des saisonniers, ou pour les entreprises recevant des salariés mutés ou accueillis temporairement, il conviendrait que la Région et/ou le Département financent la construction de logements type cité universitaire, permettant à ces personnes de se loger quelques mois. Il faudrait aussi obliger les banques à réduire les contraintes imposées pour obtenir un prêt pour la construction de logements.

Yves Jézéquel, LR

L’inflation des prix du logement vient en partie de la rareté des terrains constructibles et d’un effet Covid qui, par le développement du télétravail, a attiré sur notre territoire des personnes fuyant les grosses agglomérations. Je souhaite proposer une loi permettant aux municipalités d’offrir des terrains à bâtir à des familles primo-accédantes qui feraient fonctionner l’économie locale : c’est la propriété sociale. Cette loi permettrait de rajeunir les populations rurales et de maintenir dans les villages commerces, écoles et associations.

Marielle Vicet, Ensemble pour les libertés

L’impact des résidences secondaires est majeur. Les surtaxer permettrait la construction de logements sociaux et à loyer modéré avec accession à la propriété à terme. Limiter le taux de résidences secondaires, comme en Suisse, est une solution plus efficace encore. Création du statut de résident comme cela existe ailleurs en Europe : pour pouvoir acheter il faut pouvoir attester de sa présence sur la région sur une durée minimale. Ce mécanisme permet de stabiliser l’inflation et répondre aux besoins de la population locale. Il est important aussi de réduire la présence des promoteurs sur les programmes immobiliers et de favoriser l’habitat partagé créateur de lien.

Eric Poder, Parti breton

Éviter l’inflation des prix, c’est déjà trop tard ! On pourra tourner le problème dans tous les sens, il n’est pas près de se régler. Soyons pragmatiques. Les actifs et les revenus les plus faibles ne peuvent plus se loger. Nous manquons de logements. Dégageons du foncier et construisons dans les communes concernées des écoquartiers étudiés spécifiquement à la problématique. Il existe des exemples fonctionnels simples à construire à des prix tout à fait abordables avec des charges de fonctionnement faibles. Le retour sur l’investissement serait rapide.

Sylvie Gioux, Le Trèfle

Il est nécessaire d’établir un dispositif protecteur et compensateur pour les locataires face à l’inflation. Plafonner le montant des loyers est indispensable pour les ménages à revenus modestes qui doivent faire face à l’envolée des prix de l’énergie et des produits de consommation courante. Le loyer d’un ménage est une dépense contrainte qui pèse lourdement sur le budget des personnes à condition modeste. La lutte contre les logements insalubres et à forte déperdition thermique doit être la priorité de tout gouvernement. En cette période de forte inflation, l’État se doit d’être exemplaire en contribuant et en investissant dans les logements.

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