Législatives 2022. Cécile Rilhac réélue dans la 3e circonscription du Val-d’Oise – actu.fr

La députée sortante (Ensemble !) Cécile Rilhac (à gauche) a battu la candidate (Nupes) Carine Pelegrin ce dimanche 19 juin 2022.
La députée sortante (Ensemble !) Cécile Rilhac (à gauche) a battu la candidate (Nupes) Carine Pelegrin ce dimanche 19 juin 2022. (©Facebook et M.L)

Un nouveau mandat pour la route. Dimanche 19 juin 2022, lors du second tour des élections législatives, Cécile Rilhac (Ensemble !) est arrivée en tête dans la 3e circonscription du Val-d’Oise, qui regroupe treize communes. Elle a obtenu 52,16 % des suffrages, contre 47,84 % pour sa rivale (Nupes) Carine Pelegrin (1 758 voix seulement séparent les deux candidates).

Lors du premier tour, c’est pourtant cette dernière qui avait terminé en première position, avec 28,96% contre 28,37% pour la représentante de la majorité présidentielle. La gauche n’aura donc pas réussi le tour de force de retrouver le siège de député conquis en 2012… avant de le perdre à nouveau, cinq ans plus tard.

En tête dans neuf villes

La députée sortante a raflé la mise dans neuf villes : La Frette-sur-Seine, Beauchamp, Cormeilles-en-Parisis, Bessancourt, Herblay-sur-Seine, Frépillon, Le Plessis-Bouchard (seule commune où elle dépasse la barre des 60%, Ndlr), Chauvry et Béthemont-la-Forêt.

« Je suis satisfaite du résultat, qui confirme le bon travail mené avec mon équipe. Il y a eu aussi une campagne très propre avec nos différents adversaires », souligne Cécile Rilhac, qui avait appelé à « un large rassemblement républicain » au soir du premier tour.

Nous avons vraiment ciblé les bureaux de vote pour aller récupérer des voix et chercher les abstentionnistes (le taux de participation s’élève à 46,58% au second tour, Ndlr). En 2017, je m’étais engagée à être présente sur le terrain. Au vu des échos que j’ai eus pendant la campagne, les habitants du territoire ont apprécié d’avoir une députée à portée de main et de baffes.

Cécile RilhacDéputée (Ensemble !) de la 3e circonscription du Val-d’Oise

À la Maison des communistes, à Cormeilles-en-Parisis, les soutiens de Carine Pelegrin étaient loin d’être abattus malgré la défaite. Et pour cause : la gauche revient sur le devant de la scène.

Nous pouvons être fiers du travail réalisé. Dans plusieurs communes, l’écart est seulement de quelques centaines, voire quelques dizaines de voix. Quelque chose se construit, des lignes sont en train de bouger, insiste la représentante de la Nupes, qui a affirmé que la gauche unie « allait faire trembler le département.

Carine PelegrinCandidate (Nupes) dans la 3e circonscription du Val-d’Oise

Carine Pelegrin regrette cependant l’abstention, « qui a été un facteur majeur » du scrutin. « Néanmoins, quand on regarde les scores cumulés ces dernières années, nous n’avions jamais atteint ce niveau-là. Le message porté aujourd’hui est que la gauche existe dans la 3e circonscription du Val-d’Oise », insiste-t-elle.

« Bordéliser l’hémicycle »

Carine Pelegrin espère que Cécile Rilhac sera « à la hauteur des enjeux. Les habitants ont de nombreux messages à porter, que ce soit pour le pouvoir d’achat ou encore les problèmes écologiques (nuisances aériennes, préservation de la biodiversité…) ».
Malgré sa réélection, la députée ne cache pas son inquiétude quant à la situation de la majorité présidentielle, qui devra jongler à l’Assemblée avec une Nupes gonflée à bloc (139 sièges au total) et un Rassemblement national plus fort que jamais (89 députés).

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Les prochaines années risquent d’être très difficiles. Je n’arrête pas de lire partout que certains députés veulent faire la peau au président, qu’ils vont ’’bordéliser l’hémicycle’’… De mon point de vue, ce serait d’une très grande irresponsabilité. Cependant, au milieu des deux principaux groupes d’opposition, nous espérons pouvoir avancer avec eux de manière constructive.

Cécile RilhacDéputée (Ensemble !) de la 3e circo du Val-d’Oise

À moins que le président de la République n’envisage de dissoudre l’Assemblée nationale, comme un certain… Jacques Chirac, en 1997. Un choix qui s’était avéré loin d’être payant pour la majorité présidentielle de l’époque…

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