Le permis de construire du Lidl à Allonnes (Sarthe) a été considéré comme étant légal.
Le permis de construire du Lidl à Allonnes (Sarthe) a été considéré comme étant légal. (©Illustration / L’Echo de l’Argoat)

Le tribunal administratif de Nantes a conforté le permis de construire que le maire du Mans (Sarthe) Stéphane Le Foll (PS) avait accordé à Lidl en décembre 2018 pour installer son supermarché au 28 rue Louis-Bréguet, non loin du Leclerc d’Allonnes, au grand dam du gérant d’une société voisine.

Le supermarché Lidl remplace « une concession Volkswagen » et présente « une superficie de 990 m2 d’espace de vente ainsi qu’un parking pouvant « accueillir 132 véhicules », rappelle la juridiction.

La société considérée comme n’étant pas légitime à attaquer

Lors de l’audience, la rapporteure publique, dont les avis sont généralement suivis par les juges, avait déjà considéré que la SAS Immomark n’était pas légitime à attaquer une telle décision administrative.

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Pour rappel, cette société dirigée par Bruno Bazoge – le patron du fabricant de panneaux publicitaires Nomémark – se situe en effet « à proximité » du Lidl mais n’est pas dans le « voisinage immédiat » du supermarché, comme l’exigent les textes de loi : il y a environ « 170 mètres de distance » entre ses locaux, situés rue Pierre-Martin. 

Surtout, ils se trouvent de l’autre côté de la route d’Allonnes, un axe routier dont la « grandeur » est « perceptible » sur les plans joints au dossier de permis.

Le giratoire « ne sera pas saturé », assurent les juges

La SAS Immomark s’inquiétait pourtant de « la saturation du giratoire » en tant qu’elle pourrait « entraîner des trajets plus longs pour sa clientèle ».

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Mais une étude réalisée par Lidl conclut à une « augmentation relative de 115 véhicules par heure », soit « un ajout très faible par rapport aux flux existants » évalués à 10 000 véhicules par jour sur cet axe, avait précisé la magistrate lors de l’audience.

Si cette étude d’impact faisait bien mention d’un « flux plus important de véhicules sur le giratoire », celui-ci « comprend une réserve importante de capacité et ne sera pas saturé », confirment les juges nantais dans leur décision, en date du 2 décembre 2021 et qui vient d’être rendue publique.

1 500 euros pourrembourser  les frais de justice

De manière plus générale, le tribunal administratif de Nantes constate que la société Nomémark – qui n’a produit dans son dossier que « des considérations très générales » à l’appui de son argumentaire – n’a « pas précisé la nature de son activité économique » et « ne justifie pas que le projet (…) est de nature à altérer les conditions d’occupation, d’utilisation et de jouissance de son établissement ».

Elle devra verser 1 500 € à Lidl pour ses frais de justice.

CB (PressPepper)

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