Épouville. Projet de méthaniseur contesté : une réunion publique organisée – Tendance Ouest

Une réunion publique est organisée ce lundi 16 mai, au gymnase Anquetil d’Epouville, à 18 h 30, au sujet de la construction d’une unité de méthanisation sur la ZAC du Mesnil, vivement contestée par des habitants de la commune.

Ce projet, baptisé LH Biogaz, est porté par 14 agriculteurs implantés sur la communauté urbaine. Cette installation leur permettrait de transformer lisier et résidus de culture (pulpes de betteraves notamment) en engrais et en biogaz. Au total, elle intègrera au maximum 28 300 tonnes de matière par an, soit une capacité de traitement de 77,5 tonnes par jour. “L’objectif est de produire un engrais naturel, qui permet d’éviter les odeurs des effluents d’élevage lors des épandages, indique Jérémy Vimbert, directeur de LH Biogaz. C’est aussi pour nous une diversification économique par la vente de biométhane dont les prix sont garantis pendant 15 ans. Il sera injecté dans le réseau public de GRDF.” Il affirme que le site “ne sentira pas plus qu’une ferme d’élevage“.

Mais le Collectif contre l’implantation du méthaniseur à Epouville (CCIME) pointe du doigt l’emplacement choisi. “Dans un rayon de 150 mètres on trouve le collège, une institution pour personnes handicapées, le stade de foot, des entreprises…” énumère Hubert Lefèbvre, l’un des riverains opposés au projet. Les opposants dénoncent “une usine à gaz, la plus gros méthaniseur de France sur 3,3 hectares“. Ils redoutent “des odeurs au quotidien, le ballet incessant des véhicules” ou encore “une dévalorisation” de leur patrimoine immobilier. L’installation étant soumise à la règlementation ATEX (atmosphère explosive), les risques explosifs inquiètent aussi les riverains, malgré la surveillance quotidienne promise par les agriculteurs. Une pétition a recueilli plus de 1 000 signatures et plusieurs centaines de personnes ont manifesté contre le projet, samedi 7 mai.

Une consultation est ouverte jusqu’au jeudi 19 mai, en mairie ou sur le site de la préfecture de Seine-Maritime, pour recueillir les doléances des citoyens sur ce projet.

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