EN DIRECT- Marine Le Pen élue par acclamation présidente du groupe RN à l’Assemblée – Le Figaro

L’ancienne candidate à l’élection présidentielle vient d’être élue présidente de son groupe à l’Assemblée nationale sous les applaudissements de ses 89 députés.

<live-asset data-url=”https://twitter.com/RNational_off/status/1539946372123791361″ data-title=”@RNational_off” data-author=”Rassemblement National” data-script=”https://platform.twitter.com/widgets.js” data-html=”

Marine Le Pen est élue Présidente de groupe des élus du Rassemblement National. pic.twitter.com/hxhFC3G8pY

— Rassemblement National (@RNational_off) June 23, 2022

“>

«Nous avons reçu une seule candidature à la présidence du groupe RN, celle de Marine Le Pen. Je vais demander à mes chers camarades, chers collègues, de procéder à un vote non pas à main levée mais par acclamation de Marine Le Pen à la tête du groupe», a déclaré le président de séance, Sébastien Chenu, député RN du Nord.

>> LIRE NOTRE REPORTAGE : Les députés RN s’affichent en négatif parfait de la Nupes à l’Assemblée

À VOIR AUSSI – LFI, LR, RN…: qui sont les présidents de groupe à l’Assemblée nationale ?

<live-asset data-url=”https://video.lefigaro.fr/figaro/video/lfi-lr-rn-qui-sont-les-presidents-de-groupe-a-lassemblee-nationale/” data-title=”LFI, LR, RN…: qui sont les présidents de groupe à l’Assemblée nationale ?” data-author=”Le Figaro” data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js” data-html=”” data-ratio=”2-1″>

Depuis 24 heures, c’est une affaire qui a fait grand bruit. Mercredi 22 juin, Le Point révélait que le couple de députés LFI, Alexis Corbière et Raquel Garrido, emploierait une femme en situation irrégulière. Aussitôt dévoilée, aussitôt démentie… Premièrement par le couple puis par le directeur du Point, Étienne Gernelle. «Les vérifications complémentaires que nous avons menées nous ont révélé que des erreurs et manquements à la prudence ont été commis», écrit le directeur de la publication. L’article a donc été supprimé.

<live-asset data-url=”https://twitter.com/gernelle/status/1539934209892093955″ data-title=”@gernelle” data-author=”Etienne Gernelle” data-script=”https://platform.twitter.com/widgets.js” data-html=”

À @RaquelGarridoFr, @alexiscorbiere et aux lecteurs du @LePoint pic.twitter.com/yf2mqEnzW5

— Etienne Gernelle (@gernelle) June 23, 2022

“>

Dès mercredi soir, dans un communiqué commun, les députés ont affirmé que «tout était faux» dans les incriminations du Point, qu’ils accusent de publier «un ramassis de mensonges» concernant leur famille. Ils ont rappelé que le journaliste à l’origine de cette enquête, Aziz Zemouri, a déjà été condamné pour diffamation.

<live-asset data-url=”https://video.lefigaro.fr/figaro/video/raquel-garrido-et-alexis-corbi-re-auraient-comme-employ-e-de-maison-une-femme-en-situation/” data-title=”Raquel Garrido et Alexis Corbière accusés d’employer une femme algérienne en situation irrégulière” data-author=”Le Figaro” data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js” data-html=”” data-ratio=”2-1″>

«On pensait que Jupiter, c’était fini…» C’est par ces mots que le sénateur socialiste et patron du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain au Sénat (SER) en appelle ce jeudi à ce qu’Emmanuel Macron vienne se confronter aux parlementaires. «Il serait utile qu’il s’exprime devant le Congrès», juge l’ancien ministre de François Hollande, pour qui «le président n’a pas pris la mesure de la situation», c’est-à-dire un parlement dénué de majorité absolue.

Depuis la réforme constitutionnelle de 2008, le président de la République peut en effet prendre la décision de réunir les deux chambres du Parlement à Versailles, pour y faire une déclaration. L’article 18 de la Constitution précise que «sa déclaration peut donner lieu, hors sa présence, à un débat qui ne fait l’objet d’aucun vote». Les 577 députés et 348 sénateurs sont tenus d’y participer.

C’est la grande étape à venir pour l’exécutif. Le 5 juillet, si la date est bien maintenue, la première ministre Élisabeth Borne est attendue devant les parlementaires pour prononcer le traditionnel discours de politique générale. Une prise de parole au cours de laquelle la chef du gouvernement exposera son programme, d’abord à l’Assemblée nationale, puis le lendemain au Sénat.

Élisabeth Borne. Ludovic MARIN / POOL / AFP

Depuis dimanche, les appels à ce que ce discours soit suivi d’un «vote de confiance» des députés se multiplient. «La première tâche du gouvernement de Mme Borne, puisqu’il y a une Assemblée qui vient d’être élue, c’est de se présenter devant l’Assemblée et de demander la confiance», a ainsi déclaré Jean-Luc Mélenchon, premier à formuler cette demande. «Respectons notre démocratie», a complété l’écologiste Julien Bayou à la sortie de l’Élysée mercredi. «C’est la logique des institutions», a également expliqué le sénateur socialiste, Patrick Kanner.

À ce stade, ni Élisabeth Borne ni Emmanuel Macron n’ont fait savoir s’il y aurait oui ou non un tel vote. Pourquoi ? Parce qu’ils savent le processus risqué en l’absence d’une majorité – les oppositions pouvant se mettre d’accord pour voter contre, prendre le dessus et ainsi contraindre le gouvernement à la démission.

>> LIRE NOTRE VÉRIFICATION

Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme et ancien directeur adjoint de la campagne présidentielle de Marine Le Pen, sera le candidat du parti d’extrême droite à la présidence de la commission des Finances à l’Assemblée, a annoncé le président du RN Jordan Bardella.

Ce dernier a aussi indiqué que le doyen des députés, qui est le député RN des Bouches-du-Rhône José Gonzalez, 79 ans, présiderait à ce titre la première séance de la nouvelle Assemblée. Les députés RN «exigeront naturellement ce qu’il leur revient de droit à l’Assemblée nationale, représentation en commission, présidence de la commission des Finances –et nous soutiendrons la candidature de Jean-Philippe Tanguy–, vice-présidence de l’Assemblée nationale et questure», a-t-il affirmé.

Rallié au RN après avoir quitté Nicolas Dupont-Aignan, dont il était le bras droit, Jean-Philippe Tanguy, 36 ans, est diplômé de l’Essec et de Sciences Po Paris. Il a notamment travaillé auprès de la présidente de General Electric France, Clara Gaymard.

Jean Philippe Tanguy. JULIEN DE ROSA / AFP

Alors que le Rassemblement national réclame la présidence de la commission des Finances, les députés écologistes prévoient de présenter Sandrine Rousseau à la vice-présidence de la l’Assemblée nationale.

<live-asset data-url=”https://twitter.com/pierrelepel/status/1539915885707665408?s=21&t=vNhSK4U-Y_66L40EhrVrvQ” data-title=”@PierreLepel” data-author=”Pierre Lepelletier” data-script=”https://platform.twitter.com/widgets.js” data-html=”

Les députés écologistes présenteront Sandrine Rousseau à la vice-présidence de la l’Assemblée nationale

— Pierre Lepelletier (@PierreLepel) June 23, 2022

“>

De leur côté, Julien Bayou et Cyrielle Chatelain ont été désignés «coprésidents» du groupe écologiste à l’Assemblée.

>> LIRE AUSSI : Ces figures de la Nupes qui veulent faire trembler l’Assemblée nationale

<live-asset data-url=”https://video.lefigaro.fr/figaro/video/emmanuel-macron-est-il-encore-legitime-son-allocution-decryptee-par-un-specialiste-en-rhetorique/” data-title=”Emmanuel Macron est-il encore légitime? Son allocution décryptée par un spécialiste en rhétorique” data-author=”Le Figaro” data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js” data-html=”” data-ratio=”2-1″>

Matthieu Wildhaber, conseiller en rhétorique et en communication publique, revient dans cet épisode de «Rhétorique de combat» sur l’allocution d’Emmanuel Macron à la suite des résultats du second tour des élections législatives 2022. Jouant la «transparence» et de la «bienveillance», le président de la République renvoie les différents partis qui s’opposent à lui à leur «responsabilité», une manière de se dédouaner tout en rappelant sa propre légitimité.

L’ancienne ministre socialiste de l’Éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem doit prendre début juillet la présidence de France terre d’asile (FTDA), mastodonte de l’accueil et de l’accompagnement des exilés.

L’arrivée de «NVB» au sein de l’association opératrice de l’État spécialisée dans le soutien aux demandeurs d’asile sera officialisée le samedi 2 juillet, lors de la prochaine assemblée générale, souligne-t-on chez FTDA. «Le conseil d’administration du 18 juin a décidé à l’unanimité de la proposer à la tête de France terre d’asile», a indiqué la directrice générale de l’association, Delphine Rouilleault.

L’ancienne ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sous François Hollande succèdera au conseiller d’État Thierry Le Roy, dont le second mandat arrive à échéance.

>> LIRE AUSSI : Quand Najat Vallaud-Belkacem s’imaginait un destin présidentiel

<live-asset data-url=”https://video.lefigaro.fr/figaro/video/najat-vallaud-belkacem-est-linvitee-du-talk/” data-title=”Najat Vallaud-Belkacem: «Au soir du premier tour, la gauche et les écologistes seront unis» en Auvergne-Rhône-Alpes” data-author=”Le Figaro” data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js” data-html=”” data-ratio=”2-1″>

L’allocution du président Emmanuel Macron mercredi soir, où il s’exprimait pour la première fois depuis la perte de sa majorité absolue aux élections législatives, a réuni 15,5 millions de téléspectateurs toutes chaines confondues, a indiqué jeudi Médiamétrie.

Ce cumul de 15,5 millions de téléspectateurs (qui ont suivi l’allocution sur TF1, France 2, M6, TMC et les chaînes d’information en continu BFMTV, CNews, LCI et franceinfo) correspond à un chiffre de 82,6% de part d’audience, selon Médiamétrie. Le chef de l’État s’est adressé aux Français pendant 8 minutes, après avoir bouclé mercredi son tour de table des forces politiques, à la recherche d’un difficile consensus à l’Assemblée nationale et avant d’être happé par une série d’engagements internationaux, dont le Conseil européen à partir de jeudi à Bruxelles.

À titre de comparaison, plus de 21 millions de téléspectateurs toutes chaines confondues avaient suivi l’allocution d’Emmanuel Macron sur la guerre en Ukraine, le 3 mars après l’invasion russe, pour une part d’audience de 82,6%.

>> VOIR AUSSI : Emmanuel Macron est-il encore légitime? Son allocution décryptée par un spécialiste en rhétorique

<live-asset data-url=”https://video.lefigaro.fr/figaro/video/emmanuel-macron-est-il-encore-legitime-son-allocution-decryptee-par-un-specialiste-en-rhetorique/” data-title=”Emmanuel Macron est-il encore légitime? Son allocution décryptée par un spécialiste en rhétorique” data-author=”Le Figaro” data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js” data-html=”” data-ratio=”2-1″>

Dimanche 19 juin, 20h36. Une demi-heure après la révélation des premiers résultats du second tour des législatives sur France 2, apparaît Clémentine Autain, l’air triomphant. La députée insoumise de Seine-Saint-Denis ne cache pas sa joie face au succès de la Nupes aux législatives. Le «rassemblement des forces» de la gauche, France insoumise, Parti socialiste, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et Parti communiste (PCF), fondé sur un «changement en profondeur de la société», a payé. «C’est une percée incroyable», exulte la députée.

La percée relative de la gauche LE FIGARO

Vraiment ? C’est en réalité très excessif si l’on se plonge en profondeur dans la longue histoire de la gauche aux élections législatives. La stratégie de Jean-Luc Mélenchon a certes porté en apparence : en décrochant 131 sièges à l’Assemblée nationale, la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes) gagne plus du double des sièges acquis en 2017. Les partis de gauche ne seraient jamais parvenus à un tel résultat sans cette alliance portant sur 70 circonscriptions. «La situation est totalement inattendue, absolument inouïe», s’est exclamé lui-même le leader de la France insoumise. «La déroute du parti présidentiel est totale».

>> LIRE NOTRE VÉRIFICATION : L’idée fausse d’une «percée incroyable» de la gauche

Costume marine impeccable, souliers vernis, badge et mallette de bienvenue à peine récupérée au Palais bourbon, trois députés s’approchent, hésitants, des tentes blanches estampillées #MandatCLimatBiodiversité. Depuis lundi, 40 scientifiques de renom – issus du GIEC, Haut Conseil pour le Climat, IDDRI, Museum d’histoire naturelle, etc. – proposent aux députés à peine élus, une formation express aux enjeux climatiques et de biodiversité.

>> LIRE NOTRE REPORTAGE

<live-asset data-url=”https://twitter.com/MandatClimat/status/1539656728827949056″ data-title=”@MandatClimat” data-author=”Mandat ClimatBiodiversité” data-script=”https://platform.twitter.com/widgets.js” data-html=”

🚨En 3 jours, 40 scientifiques du #climat et de la #biodiversité ont échangé avec… 154 député-es !!! 🔥🔥 #MandatClimatBiodiversité
Merci aux scientifiques et aux bénévoles, ainsi qu&apos;aux député-es 🙏 On a hâte de voir la suite, et on a plein d&apos;idées 😉 pic.twitter.com/OrUK4hAp4F

— Mandat ClimatBiodiversité (@MandatClimat) June 22, 2022

“>

Dans un message sur sa page Facebook mercredi soir, la nouvelle députée du Val-de-Marne, ancienne porte-parole de la longue grève des femmes de chambre à l’hôtel Ibis des Batignolles, qui a battu dimanche l’ex-ministre des Sports Roxana Maracineanu, dit subir depuis quelques jours «des attaques sur les réseaux sociaux, venant en particulier de l’extrême droite, visant à la déstabiliser et la décrédibiliser».

Elle lui est notamment reproché, selon des captures d’écran, d’avoir republié des messages de soutien à la cheffe de file du Rassemblement national Marine Le Pen, ou au régime du président Syrien Bachar al-Assad, accusé de «crimes contre l’humanité», après le conflit en Syrie en 2011 qui a fait un demi-million de morts. Rachel Kéké ne nie pas ces messages, mais affirme avoir changé.

Message de Rachel Kéké sur Facebook Facebook

«Il y a quelques années, j’ai repartagé sur Facebook des posts qui ne reflètent absolument pas qui je suis et ce que je défends aujourd’hui dans mon combat politique», écrit celle qui entend porter la voix des travailleurs «invisibles» à l’Assemblée. «J’ai beaucoup appris de mon engagement syndical et de la lutte à l’Ibis Batignolles», ajoute-t-elle.

Elle affirme, «en tant qu’élue de La France insoumise et de la Nupes», partager «pleinement les combats et les valeurs de ces organisations qui ont composé cette belle union de la gauche».

Emmanuel Macron n’a pas pu promettre que ni son mandat ni cette législature aient la garantie de durer cinq ans.

» LIRE NOTRE ARTICLE – Des options, pas de solution: les choix limités du président

Le député LFI François Ruffin a accusé ce jeudi matin sur BFMTV-RMC le compromis dont parle Emmanuel Macron et dont personne n’entend les propositions. «Je n’ai vu aucun compromis d’Emmanuel Macron hier», a fustigé le député qui a aussi critiqué «les petits câlins du RN avec M. Macron».

«Il y a un accord sur le fond» entre les deux partis. «Le RN n’arrête pas de dire qu’ils vont faire de l’opposition constructive, qu’ils seront les premiers de la classe, alors qu’ils ont rien fait sur la dernière mandature», a déploré François Ruffin qui a aussi évoqué les positions de certains Républicains ou membres de LREM qui préfère que la Commission des Finances reviennent au RN plutôt qu’à la Nupes. «Sur la question de l’absence du partage de la richesse, il y a un accord entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron», a aussi dénoncé le député LFI.

<live-asset data-url=”https://twitter.com/RMCInfo/status/1539863367384530944″ data-title=”@RMCInfo” data-author=”RMC” data-script=”https://platform.twitter.com/widgets.js” data-html=”

🎙 &quot;Sur la question de l&apos;absence du partage de la richesse, il y a un accord entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron&quot;.

François Ruffin répond aux questions d d&apos;Apolline de Malherbe pic.twitter.com/AqS66uY2Vh

— RMC (@RMCInfo) June 23, 2022

“>

«On est dans un esprit d’ouverture pour faire avancer le pays, a affirmé Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement, sur France Info. Le président de la République ne doute pas que les oppositions auront des propositions, des remarques, des critiques, par rapport au projet que nous portons. Il est en attente de savoir quelles sont les lignes rouges des oppositions. Il n’y a ni ultimatum ni question de 48h.»

>> LIRE AUSSI : Olivia Grégoire, une porte-parole au front contre les polémiques

Avec qui Emmanuel Macron souhaite-t-il faire des compromis ? «Il tend la main à toutes celles et ceux qui veulent faire avancer le pays», a-t-elle déclaré. Est-il ouvert aux voix RN et NUPES ? La porte-parole répond à la négative. «Il y a d’autres types d’oppositions que le RN et Nupes. Je ne doute pas, et j’ai envie de le croire pour le mouvement Nupes, que chacun ait envie de faire avancer le pays. Je ne doute pas qu’il y ait des bonnes volontés, peut-être à Nupes aussi.»

<live-asset data-url=”https://video.lefigaro.fr/figaro/video/allocution-demmanuel-macron-il-ny-a-ni-ultimatum-ni-question-de-48h-affirme-olivia-gregoire/” data-title=”Allocution d’Emmanuel Macron: «Il n’y a ni ultimatum ni question de 48h», affirme Olivia Grégoire” data-author=”Le Figaro” data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js” data-html=”” data-ratio=”2-1″>

«On n’est pas pour une politique du chèque», a fustigé Rachida Dati, maire LR du 7e arrondissement à Paris. D’un ton acerbe, l’ancienne ministre sous Nicolas Sarkozy a fermement critiqué le chef de l’État : «Emmanuel Macron n’a pas de cap, pas de projet, pas de direction. Il a pris actes des résultats en rejetant la responsabilité sur les autres.» Elle a accusé le parti présidentiel «d’avoir joué avec le feu».

>> LIRE AUSSI : Olivier Marleix: «Je serai un président incorruptible»

Le groupe LR va-t-il participer à la nouvelle politique de compromis demandée par le Président : «Nous sommes un parti de la responsabilité, nous ne sommes ni pour le chaos et le blocage.»

<live-asset data-url=”https://twitter.com/LCI/status/1539862610547556352″ data-title=”@LCI” data-author=”LCI” data-script=”https://platform.twitter.com/widgets.js” data-html=”

🔴🗣️ &quot;Nous [@lesRepublicains] sommes un parti de l&apos;ordre, de la responsabilité : on ne veut pas le chaos dans notre pays. La copie sera prête : on a des projets ! On n&apos;est pas pour une politique du chèque mais pour la revalorisation du travail&quot; : @datirachida à @EliMartichoux. pic.twitter.com/ayM6GVxmTQ

— LCI (@LCI) June 23, 2022

“>

«Emmanuel Macron veut changer de méthode sans changer une virgule de son projet», a accusé Jordan Bardella ce matin sur France Inter. «C’est Jupiter qui a été mis en minorité par le peuple, donc c’est à lui de dire sur quel axe de son programme il est prêt à reculer», a demandé le président du Rassemblement national. «La question est quel est le chemin qu’il va prendre pour débloquer le pays».

>> LIRE AUSSI : Emmanuel Macron tente de renvoyer la pression sur ses opposants

«Nous proposons le référendum d’initiative citoyenne et la proportionnelle pour les élections législatives», a évoqué Jordan Bardella. «Il faut que le gouvernement entende nos propositions concrètes et notamment la baisse des taxes sur le carburant et l’énergie». «Nous sommes les seuls avocats du peuple français et nous sommes les seuls à amener la question des fins de mois difficiles et de l’immigration à l’Assemblée nationale», a aussi revendiqué Jordan Bardella.

>> VOIR AUSSI : «Démocratiquement, Macron a été élu. Politiquement, il a été battu», analyse Jean-Philippe Derosier

<live-asset data-url=”https://video.lefigaro.fr/figaro/video/democratiquement-macron-a-ete-elu-politiquement-il-a-ete-battu-analyse-jean-philippe-derosier/” data-title=”«Démocratiquement, Macron a été élu. Politiquement, il a été battu», analyse Jean-Philippe Derosier” data-author=”Le Figaro” data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js” data-html=”” data-ratio=”2-1″>

Au lendemain de l’intervention d’Emmanuel Macron, Aurore Bergé, députée à la tête du groupe Renaissance à l’Assemblée, a appelé, dans le sillon du président, l’opposition à faire des compromis. «On a un projet très clairement identifié et les oppositions doivent nous dire s’ils sont prêts à y aller, notre responsabilité est d’aller chercher le consensus. Sur cette base, les oppositions doivent dire si oui ou non, elles sont prêtes à y aller. Si oui, dans quelles conditions et jusqu’où ?»

>> LIRE AUSSI : Les députés RN s’affichent en négatif parfait de la Nupes à l’Assemblée

Voulant rassembler, elle s’est toutefois opposée à «aller chercher l’extrême-gauche et l’extrême-droite». «C’est un culture politique nouvelle, ajoute-t-elle. Je crois qu’on doit pouvoir y arriver, notre intérêt collectif est que le pays avance et que si on n’arrive pas à trouver des compromis, les Français nous en voudrons.»

  • «Nous jugerons en acte», a tranché Fabien Roussel du Parti communiste. «Après la découverte des services publics en 2020, Macron découvre les vertus du débat parlementaire et le vrai rôle de l’Assemblée nationale en 2022 ! Nous jugerons aux actes», a raillé le communiste Fabien Roussel après l’allocution d’Emmanuel Macron. «Son discours de la méthode vise à évacuer sa responsabilité et à ne rien changer de son projet», a-t-il aussi écrit sur Twitter.

  • «C’est la première fois que l’arrogance d’Emmanuel Macron marque un peu le pas», a jugé de son côté le président du Rassemblement national Jordan Bardella. «Ce changement vient du peuple, qui en a fait un président minoritaire», a-t-il précisé sur Twitter. «Notre groupe puissant à l’Assemblée sera ferme mais constructif, avec pour seule boussole l’intérêt de la France et des Français».

  • Mélenchon accuse pour sa part Macron de «dissoudre la réalité du vote» avec sa main tendue. «Il est absolument vain d’essayer de dissoudre la réalité du vote en l’enfumant de considérations et d’appels de toutes sortes qui n’ont pas de sens», a lancé le leader de La France insoumise dès la fin de l’intervention du chef de l’État.

<live-asset data-url=”https://video.lefigaro.fr/figaro/video/jean-luc-melenchon-accuse-emmanuel-macron-de-vouloir-dissoudre-la-realite-du-vote/” data-title=”Jean-Luc Mélenchon accuse Emmanuel Macron de vouloir «dissoudre la réalité du vote»” data-author=”Le Figaro” data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js” data-html=”” data-ratio=”2-1″>

  • Macron «n’a pas compris les Français», a quant à lui estimé Olivier Faure (PS). «Non le président de la République n’a pas compris les Français», a-t-il réagi sur Twitter après l’allocution d’Emmanuel Macron, ce mercredi soir. «Non il n’a pas été élu sur un “projet clair” mais pour faire barrage au RN. Non les formations politiques n’ont pas à lui répondre jusqu’où elles sont prêtes à aller pour lui donner un chèque en blanc», a-t-il aussi cinglé.

  • Chef de file des députés LR à l’Assemblée, Olivier Marleix a de son côté affirmé qu’il n’y avait «pas d’alternative aux dialogue et respect évoqués par le Président». «Mais il ne peut y avoir de chèque en blanc de surcroît sur un projet peu clair», a ajouté le député LR sur Twitter.

«Les heures que nous vivons pourtant ne tiennent pas de l’anecdote. Elles révèlent au grand jour un chambardement démocratique qui perçait depuis longtemps dans les urnes ou sur les ronds-points. C’est une crise politique interne que nous vivons, l’erreur serait de la confondre avec les périls venus de l’extérieur (guerres, épidémies, crises économiques)».

Lire l’éditorial du Figaro, par Vincent Trémolet de Villers : «Emmanuel Macron doit tout changer»

En Une du Figaro ce jeudi 23 juin, «Macron en appelle à la responsabilité de ses opposants». Le chef de l’État écarte l’hypothèse d’un gouvernement d’«union nationale», mais, faisant l’éloge du «compris», il demande aux groupes politiques de choisir entre «contrat de coalition» et soutien au cas par cas.

>> LIRE AUSSI : Des options, pas de solution: les choix limités du président

S’il considère qu’un gouvernement d’«union nationale» n’est «pas justifié à ce jour», le président de la République propose aux partis d’opposition d’acter un «dépassement» fait de «compromis».

» LISEZ NOTRE RECAPITULATIF – Ce qu’il faut retenir de l’allocution d’Emmanuel Macron après les législatives

À VOIR AUSSI – Allocution d’Emmanuel Macron: «Il a l’air assez serein», analyse Guillaume Roquette

<live-asset data-url=”https://video.lefigaro.fr/figaro/video/allocution-demmanuel-macron-il-a-lair-assez-serein-analyse-guillaume-roquette/” data-title=”Allocution d’Emmanuel Macron: «Il a l’air assez serein», analyse Guillaume Roquette” data-author=”Le Figaro” data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js” data-html=”” data-ratio=”2-1″>

Le président revient sur les entretiens qu’il a eu avec les différents chefs de partis. «La plupart des dirigeants ont exclu un gouvernement d’union national. Et un gouvernement d’union national n’est pas justifié à ce jour. Beaucoup ont fait part de leur volonté d’agir sur des sujets majeurs, comme le pouvoir d’achat ou la sécurité. Il est possible de trouver une majorité plus large et plus claire pour agirEmmanuel Macron a indiqué qu’il «revient aux groupes politiques de dire en toute transparence jusqu’où ils sont prêts à aller».

Il veut «un dépassement politique», avec «clarté et responsabilité». Il ne souhaite «jamais perdre la cohérence du projet que les Français ont choisi le 24 avril dernier, qui passe par une industrie plus puissante, des progrès sociaux et écologiques, des progrès de sécurité et de justice».

Et de poursuivre: «Dès cet été, il faudra prendre des mesures d’urgence, dont une loi pour le pouvoir d’achat, et des mesures d’urgence pour notre santé. Tous ces progrès ne sauraient être financés ni par plus d’impôt, ni par plus de dettes. Notre pays a besoin de réformes ambitieuses.»

À VOIR AUSSI – Un gouvernement d’union nationale n’est «pas justifié à ce jour», affirme Emmanuel Macron

<live-asset data-url=”https://video.lefigaro.fr/figaro/video/un-gouvernement-dunion-nationale-nest-pas-justifie-a-ce-jour-affirme-emmanuel-macron/” data-title=”Un gouvernement d’union nationale n’est «pas justifié à ce jour», affirme Emmanuel Macron” data-author=”Le Figaro” data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js” data-html=”” data-ratio=”2-1″>

Bonjour à tous, quatre jours après le second des législatives, nous allons vous accompagner tout au long de la journée pour suivre les réactions et suite des tractations des différents partis. Restez avec nous !

Vous pouvez retrouver les événements d’hier soir, avec nos décryptages et nos envoyés spéciaux sur place ici.

Recherche Google News – Cliquez pour lire l’article original

Recherche Google News – Cliquez pour lire l’article original